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Caroline Paré

Conseillère financière aux Caisses Desjardins, nièce de Normand

Vadrouille, 14 ans, décédée subitement le 19 avril 2018, mère d’Emma et de neuf autres chiens

Un choc!

Un premier contact avec la mort pour Gabriel, 6 ans, Amélie, 5 ans, Samuel, 3 ans, de même que pour Robin et moi.

Les souvenirs défilent jour après jour. Sa présence nous manque à tous. Tous les jours, nous parlons de notre adorable blonde qui repose sous de belles fleurs jaunes à la maison.

Nous avons organisé une cérémonie en famille pour elle. Tous ont participé, en lui offrant un jouet, une couverture, en la caressant et en lui souhaitant bon voyage. Emma a participé, elle aussi. Elle a senti sa maman pour une dernière fois. Puis nous lui avons offert de nouveaux jouets, dont un qui lui permet de jouer sur ses deux pattes arrière, pour reproduire les jeux qu’elle faisait quotidiennement avec sa maman. Les enfants ont apprécié ce moment et les surprises.

Pour notre part, Robin et moi avons offert à Vadrouille une fleur jaune et l’avons remerciée pour tout ce qu’elle a fait pour chacun d’entre nous.

C’est maintenant le temps des vacances, mais sans Vadrouille. Au souper, les enfants s’affairent à calculer le nombre de membres de la famille : Amélie + maman + Emma = 3 filles, et papa + Gab + Sam + le chat = 4 gars. 

Gabriel corrige vivement sa soeur en s’exclamant : « Il y a quatre filles, parce que Vadrouille fait dodo dans la chambre de papa et maman! » Nos yeux, à Robin et à moi, se sont croisés un instant pour ensuite se réfugier dans de beaux souvenirs.

Les enfants ont gardé Vadrouille bien présente dans leur quotidien. Ils savent qu’elle est au ciel et dans leur coeur. Ils en parlent souvent et quand on voit un beau chien blond, ils s’empressent de nous le présenter. Ils savent que nous avons de la peine.

Nous prenons tous bien soin d’Emma, qui prend du mieux. Elle a perdu sa mère et sa partenaire de vie, avec qui elle mangeait, jouait et dormait depuis sa naissance.

La prochaine saison à la chasse lui fera le plus grand bien!

Merci, Vadrouille, pour tous les beaux moments et merci de nous léguer une partie de toi par l’entremise d’Emma, qui est avec nous tous les jours.
Bon voyage à notre belle blonde et gros câlin. Nous t’aimons!

Robin, Caroline, Gabriel, Amélie et Samuel

Jean et Pina Mazigi

Amis de Normand

Plus jamais… Après Cairo, je ne pourrai pas aimer un autre chien…

Cairo venait de mourir, la blessure était fraîche, les larmes n’arrêtaient pas. La nuit, dans notre lit, j’entendais ma conjointe qui cherchait à étouffer ses sanglots, tandis que j’essayais de réprimer les miens. Ce n’était pas facile.

Deux semaines passèrent mais la peine était toujours là, dans ses yeux. J’avais rangé ses jouets, ses bols d’eau et de nourriture, ses laisses, mais toute la maison lui rappelait notre chien.

Je me suis dit qu’une femme qui avait tant aimé un chien ne pouvait pas ne pas en aimer un autre. Alors, sans qu’elle s’en aperçoive, j’ai commencé à chercher. Je n’étais pas sûr qu’un chien de la même race était une bonne idée, mais dans mes recherches je retournais toujours vers les éleveurs de bichons maltais. Finalement, j’en ai trouvé un à quatre heures de chez nous; son site était très bien fait avec de belles photos des chiots disponibles. En fait, dans ce cas-ci, il n’en restait qu’un seul et il ressemblait tellement à notre Cairo.

Elle regardait la télé, les yeux un peu dans le vague, quand je me suis assis à côté d’elle, la photo du chiot affichée sur ma tablette. Elle a commencé par me dire non. C’était trop tôt, aucun chien ne remplacerait Cairo… Puis elle a fini par dire : il est beau ce chiot…

Trois semaines après la mort de Cairo, nous avons pris le chemin de Tampa, où habitait l’éleveur.

Nous sommes revenus avec notre nouveau chien.

Au début, les comparaisons étaient inévitables. Tout n’était pas à l’avantage du premier, mais presque. Et puis, petit à petit, on trouve des qualités au nouveau venu… Tout ça pour dire qu’il n’y a pas deux chiens semblables. On retrouve les particularités de la race, mais chaque chien a son caractère, et dans notre cas, notre deuxième, du caractère il en a à revendre! On s’ajuste, même si parfois on ne peut pas s’empêcher de remarquer, avec un peu d’exaspération, que « l’autre n’était pas comme ça »… mais ça ne dure pas.

Il y a aussi le sentiment d’avoir trahi Cairo en la « remplaçant » si vite, sans avoir vécu le deuil. Il y a comme une gêne quand le nouveau venu assume les positions de l’autre, prend « ses » places et étale des exigences parfois très différentes de celles du premier. Ça ne dure pas non plus…

L’autre question a été de lui donner le même nom que le premier. Nous n’étions pas sûrs que ce soit une bonne idée. Nous avons senti que nous diluions l’unicité du premier, mais nous aimions tant ce nom et ce qu’il avait représenté pour nous pendant onze ans, que finalement nous avons gardé « Cairo ». Pour nous, peut-être pas pour d’autres, c’était une continuité.

Notre expérience fut une montagne russe de sentiments. Mais pour nous, il n’y a qu’une conclusion : quand on a aimé un chien, on ne peut pas ne pas en aimer un autre.

Johana Krizova

Zoothérapeute

Les animaux mettent de la magie dans nos vies par leur présence, leur écoute, leur affection, leur regard, leur intuition… La zoothérapie est une façon parmi d’autres de faire profiter des bienfaits de la présence des animaux à ceux qui en ont besoin. Comme zoothérapeute, j’ai la chance de contribuer à l’atteinte de divers objectifs cliniques et d’être témoin de plusieurs miracles, petits et grands, que produit cette forme unique de relation d’aide.

Je suis très reconnaissante de pouvoir vivre ces moments remplis de confiance, d’authenticité et de respect.

Merci, Elena, pour votre collaboration et vos encouragements, et merci à KOSTA et aux autres animaux partenaires de mon équipe de m’aider à propager la magie auprès des personnes âgées, isolées ou en perte d’autonomie.

José Sarica

Zoothérapeute et auteur de Zoothérapie : le pouvoir thérapeutique des animaux

Il y a de cela deux ans, une maison d’édition m’a demandé d’écrire un livre sur la zoothérapie en relatant mon expérience auprès de personnes souffrantes que j’avais aidées avec l’aide de mon chien Chico, un bichon maltais nain d’à peine trois kilogrammes. Ma première réaction en fut une de doute. Aurais-je suffisamment de matière pour un livre? Et surtout, comment écrire? Puis, en regardant Chico couché à mes côtés, je me suis dit qu’au moins, cela ferait plaisir à ma mère et que ce serait une façon d’immortaliser les petits miracles auxquels j’ai assisté grâce à ce chien extraordinaire.

Alors, oui, je n’ai aucune honte à le dire : j’ai écrit ce livre, avant tout, pour Chico. Je me souviens du bonheur qui m’envahissait pendant que j’écrivais, Chico à mes côtés. Sa présence justifiait ce travail assidu. Et l’aventure qui a suivi la sortie du livre fut tout aussi merveilleuse. Chico et moi avons été invités sur plusieurs plateaux de télévision, à la radio et dans les journaux, en France et au Québec.

Cela a duré près de six mois. Chaque fois, cette petite boule de poils ne cessait de m’impressionner. Avec sa gueule d’éternel chiot, on sentait qu’une fois en direct, il se donnait entièrement, comme si un artiste s’éveillait en lui. C’était lui la vedette. Il a conquis et continue de conquérir tous ceux qui le rencontrent. On l’a surnommé Little Buddha!

Chico est entré dans ma vie il y a onze ans maintenant et j’ai exercé le métier de zoothérapeute avec lui, au Québec et en France. C’est mon alter ego. Mais les animaux ont donné un sens à ma vie bien avant l’arrivée de Chico. Dès l’enfance, mon intérêt pour eux s’est transformé en une véritable passion et a guidé mes choix existentiels et professionnels. Très tôt déjà, ils me permettaient, bien que le mot « zoothérapeute » ne fît pas encore partie de mon vocabulaire, d’accompagner des personnes que je rencontrais vers un certain mieux-être.

Sans que je le sache, ma vocation se dessinait lentement. Enfant, j’ai toujours été enclin à aider des voisins, des amis plus démunis que moi et le chien familial, Ulysse (un bichon maltais également), m’apportait un immense réconfort.

Je me souviens, quand il venait dormir près de moi certains soirs, combien je trouvais sa présence bienveillante. À dix ans, pris de passion pour les dauphins, je me suis promis qu’un jour je travaillerais avec ces derniers et les enfants malades. C’est ce que j’ai fait, trente ans plus tard. Freud a d’ailleurs écrit une phrase qui me caractérise : le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte.

Tous les animaux, mais surtout les chiens en ce qui me concerne, nous apprennent une qualité que l’humain a tendance à oublier ou qu’il n’est tout simplement pas en mesure de développer. Il s’agit de la loyauté, de cet amour inconditionnel qu’ils nous vouent, bon gré mal gré. Ceux qui sourient ou qui ne comprennent pas de tels propos sont souvent des personnes qui n’ont jamais eu d’animaux de compagnie.

Aujourd’hui, l’animal occupe une place très différente au sein des foyers par rapport à celle qu’il occupait encore il y a seulement quelques dizaines d’années. Les animaux de compagnie font partie intégrante de la famille, et le nombre d’associations qui veillent à la protection et aux droits des animaux ne cessent d’augmenter.

La violence qu’on leur inflige est désormais un sujet qui fait rage et l’opinion publique reconnaît que la limite entre l’homme et l’animal est en fait très mince, voire inexistante. Comme nous, ils sont dotés d’une conscience et il suffit de lire les articles scientifiques qui parlent de leur intelligence, de leur façon de communiquer, de leur empathie et de leur structure sociale pour se dire que l’homme est finalement un animal comme les autres.

« Notre société actuelle se tourne de plus en plus vers des méthodes thérapeutiques naturelles, plus authentiques. La zoothérapie en fait partie. Cette thérapie s’adresse à toute personne qui aspire au mieux-être.

Le contact avec l’animal facilite les contacts sociaux et éveille la joie de vivre, souvent profondément enfouie. Et cultiver cette dernière, n’est-ce pas la voie vers le bonheur? » (José Sarica, Zoothérapie : le pouvoir thérapeutique des animaux, éditions Arthaud, 2017)

Marie-Josée Blanchard

Présidente, Performance Edition

Mon histoire d’amour avec Gucci a commencé il y a treize ans, chez une éleveuse de yorkshire. J’ai tout de suite senti que cette petite chienne était sympathique, attachante et que je voulais l’avoir dans ma vie pour toujours! Je n’ai jamais regretté d’avoir adopté ma petite Gucci, car nous avons vécu ensemble des moments précieux et inestimables. Tout au long de sa vie, elle a eu une santé très fragile, mais je l’ai toujours fait soigner et j’en ai pris grand soin. Je la surnommais Princesse Gucci. 

On m’a souvent dit qu’elle décéderait jeune mais, heureusement, elle est restée avec moi pendant douze ans et demi, dans la joie, le bonheur et l’amour inconditionnel que ces merveilleux petits animaux peuvent nous apporter. Elle en a fait, des heures de zoothérapie avec moi! Douce, charmante, attachante, amoureuse, colleuse et j’en passe, voilà les nombreuses qualités qu’elle possédait. Pendant la mise en pages de ce livre, juste avant d’aller sous presse, ma Gucci nous a quittés par suite d’une crise cardiaque. Elle est morte dans mes bras, le 16 juin 2018. Elle reste dans mon coeur à jamais.

Mathieu Paré

Ancien soldat de l’Armée canadienne

Victime d’un choc post-traumatique relié à mes deux missions en Afghanistan, l’amour de mon chien me sauve de bien des façons. Lorsque je suis seul à la maison, mon chien Baboune est là pour moi. Il réduit mon anxiété ainsi que mon hyper vigilance. Le simple fait de l’avoir à mes côtés allège tous mes symptômes associés à mon choc posttraumatique. Les vétérans de l’armée ont souvent tendance à s’isoler. Baboune m’aide à me sortir de cet isolement, car nous allons prendre des marches. Il me fait sortir de la maison. Il ressent le besoin de venir me voir dans les jours plus sombres. 

Lorsque j’ai des moments de dissociation ou des flashbacks, Baboune vient me voir pour que je le prenne dans mes bras et il me ramène automatiquement au moment présent. Quand je fais des cauchemars, la nuit, je vais le voir et son énergie apaisante me calme et je peux redevenir moi-même. Il ressent ma peur et comble le vide lorsque ma femme, Mélody, n’est pas à la maison.

Baboune n’a pas été entraîné comme chien d’assistance, mais d’une façon naturelle, il fait ce travail pour moi.

Natalie Towarnicka

Zoothérapeute

Les bienfaits de la zoothérapie

Quand j’ai choisi d’avoir des enfants, j’ai accepté de les accompagner et de relever avec eux les défis qui se présenteraient sur leur route. C’est une grande responsabilité qui est devenue tout un défi quand ma fille, ma plus jeune, a commencé à fréquenté l’école primaire. Des troubles anxieux envahissants l’ont empêchée de voir l’école comme un milieu de socialisation, d’apprentissage et de découverte.

C’était plutôt pour elle un monstre à affronter, celui qui l’obligeait à se séparer de ses parents momentanément, qui la forçait à socialiser et à échanger avec ses pairs et qui, surtout, lui demandait de se faire confiance et de performer pour ne pas être pointée du doigt. L’anxiété était devenue une prison qui empêchait mon enfant de se faire confiance pour affronter ces nouveaux défis.

Bien qu’il ne faille pas négliger l’apport de la psychothérapie, dont les résultats allaient se mesurer à long terme, j’ai dû trouver un moyen qui saurait apaiser rapidement l’anxiété de ma fille. Je me suis tournée vers la zoothérapie. J’avais lu quelques articles qui en décrivaient les bienfaits dans une multitude de problématiques.

Quand on voit son enfant accablé d’une telle détresse, on se sent bien démuni. Je voyais que mes compétences de mère et tout l’amour que j’ai pour ma fille ne suffisaient pas. J’ai alors découvert les bienfaits de la zoothérapie par le biais de l’équitation thérapeutique.

La zoothérapie a été pour moi un peu comme le prolongement de la main d’un parent qui accompagne son enfant pour l’aider à franchir les obstacles qui se dressent devant lui.

C’est une main pleine d’assurance, de savoir-faire, d’expérience et surtout de compréhension, de compassion, d’attention et de passion pour l’enfant en relation avec l’animal. C’est cette main que je suis allée chercher quand j’ai compris que la mienne ne suffisait pas à aider mon enfant à croire en ses capacités et à les exploiter. Et c’est cette main qui a accueilli mon enfant, qui l’a guidée et apaisée.

Je souhaite que tous les parents dont l’enfant garde en ermitage ses trésors, puissent avoir un jour la chance de découvrir la zoothérapie, qui fait jaillir toute la beauté et les compétences d’un enfant en plein développement.

Pierre Marcotte

Animateur de télévision

J’ai toujours aimé la présence d’un chien de compagnie, mais cette expression a pris sa vraie signification en 2010, lors de mon départ à la retraite, alors que j’ai quitté Montréal pour aller m’installer à la campagne, dans la région de Charlevoix.

Ce changement de milieu me confrontait à une vie plus sédentaire, qui s’accompagnait d’une forme d’isolement par rapport à la vie urbaine que j’avais connue jusque-là.

La rencontre fortuite, dans l’ascenseur de mon condo de Montréal, d’une petite fille tenant en laisse un chien d’une race que je ne connaissais pas, provoqua en moi un coup de foudre instantané. Lorsque j’ai posé la question à la fillette, elle m’a dit qu’il s’agissait d’un goldendoodle du nom de Henri!

Il n’en fallait pas plus pour que je me mette à la recherche d’un éleveur de cette race. La chance en a mis un sur ma route à Acton Vale. Par chance, il lui restait un mâle de couleur blanche, que j’ai acheté sur-le-champ. Comme ma maison de Charlevoix n’était pas encore habitable, j’ai demandé à l’éleveur de bien vouloir le garder et lui donner les soins et vaccins requis jusqu’à ce que j’en prenne possession, ce qu’il accepta gentiment.

Quelques semaines plus tard, j’arrive tout équipé : coussin, nourriture, jouets, emballé à l’idée d’accueillir enfin ce nouveau venu dans ma vie. Un autre hasard m’attend : une femelle noire, soeur du mâle que j’avais acheté, était toujours là, n’ayant pu être vendue aux fins de reproduction en raison d’un défaut de dentition. Fou de joie, je repars avec le frère et la soeur, que ma conjointe et moi avons choisi d’appeler Cooper et Charlotte.

Ces chiens m’ont donné et me donnent encore beaucoup depuis les huit années que je les ai, et représentent une des meilleures décisions de ma vie. Ils m’aident à contrer la sédentarité par la marche et les promenades en VTT dans les champs, et ce, en toutes saisons.

Le sentiment de bien-être que me procure la nature et le maintien de mon potentiel physique par les activités en leur compagnie me donnent aussi une meilleure compréhension des comportements animaux. Charlotte est toujours la première à passer à l’action, et elle est aussi plus volontaire et plus intuitive face aux dangers que son frère Cooper, qui affiche plutôt le comportement d’un gars un peu innocent… quoi qu’on en pense.

Nous planifions notre horaire de la journée en fonction de leurs heures de repas et de leurs activités, ce qui me donne un rythme de vie. Fini les couchers et les levers tardifs de ma vie. Ma conjointe, qui éprouve la même affection que moi pour ces deux belles bêtes, se joint à bon nombre de ces activités.

Je tire également une valorisation de leurs apprentissages et de leur obéissance, qui m’attirent les compliments des gens que je rencontre et favorise les contacts par le fait même.

La présence de mes chiens dans mon quotidien réduit mon stress tout en étant une source de complicité et de réconfort grâce aux caresses. Ils me sécurisent aussi par leurs aboiements face aux événements inhabituels.

Merci à Charlotte et à Cooper pour leur présence et leur affection!

Stéphane Leblanc

Président, Centre International du Leadership Conscient

Il y a deux ans, mon fils Nicolas, alors âgé de quatorze ans, a appris qu’il était atteint d’arthrite juvénile. La nouvelle fut difficile à accepter, surtout pour mon fils qui a dû cesser de jouer au hockey. Comme une bonne part de sa vie sociale tournait autour de cette activité, Nicolas se sentait isolé.

Nous avions parlé de lui acheter un chien pour qu’il ait de la compagnie. J’avais moi-même eu un chien quand j’étais enfant et j’ai pensé que Nicolas tirerait beaucoup de joie d’un tel animal. Comme nous étions très occupés, nous n’avons pas donné suite à cette idée sur le coup.

Un jour, de retour de l’hôpital où ma femme s’était rendue avec Nicolas, celle-ci m’a dit que notre fils avait avoué à l’infirmière qu’il aimerait beaucoup avoir un chien. Ce jour-là, j’ai appelé un éleveur et j’ai acheté un chien de la nouvelle portée de son Golden retriever. C’est Nicolas qui a choisi le chiot.

Je savais que le chien, du nom de Cooper, serait très bon pour Nicolas, mais je n’avais pas encore saisi l’impact qu’il aurait sur tous les membres de la famille, car nous adorons tous Cooper.

Comme je suis le premier levé et le dernier couché, je vis une relation spéciale avec Cooper. Il est mon plus grand maître. Avec lui, j’ai appris l’amour inconditionnel, la présence et la joie.

Quand je rentre plus tard du travail et que tous les membres de la famille sont occupés, Cooper me reçoit toujours comme un roi, comme son meilleur ami. Il est tout excité et plein d’amour.

Souvent, en soirée, quand tout le monde est couché, il vient me voir, pose sa patte sur mon bras et me regarde de près, comme s’il voulait me dire qu’il m’aime.

Par beau temps, le week-end, je prends souvent de très longues marches avec Cooper et c’est toujours un grand moment de joie pour nous deux.

Cooper est une source intarissable de joie pour nous et il a grandement changé la vie de tous les membres de notre famille.

Marilou Paré

10 ans, filleule de Normand

Pour moi, les chevaux sont des bêtes respectueuses et admirables, à l’esprit vif, et qui vouent un amour  inconditionnel
aux humains.

Au moment de s’asseoir sur le cheval, tout devient possible, ou c’est du moins l’impression que j’ai.

Lorsque j’ai commencé à monter ma jument, je ne pouvais  m’imaginer que je  développerais une telle passion pour les chevaux.

L’équitation et les chevaux m’ont donné confiance en moi, cela m’a fait évoluer et m’a conduite à un autre sommet. J’espère donner à tous le goût de monter à cheval!

Hermine

Mère de Normand

Cette mère tendre, douce et pleine de cet amour enfoui au plus profond d’elle-même dans son jardin secret.

Depuis la quarantaine, ma mère vit une grande douleur que lui cause une arthrite dévastatrice qui déforme toute son ossature. Avec ses trente kilos et ses 87 ans, la vie l’a grandement fragilisée.

Lorsque ma mère et KOSTA se rencontrent, il n’existe plus qu’eux deux, unis par un lien invisible. À cet instant la magie surgit, l’enfance du coeur apparaît et la voilà comme un enfant s’émerveillant devant ce petit être.

Sourire, joie, moment présent et douceur font surface, tout son être se transforme instantanément.

Elle le caresse avec tant de douceur qu’il n’y a pas de mots pour exprimer ce qui se passe entre eux. C’est la magie entre l’humain et l’animal. Les mots deviennent alors inutiles. Encore une fois, c’est le coeur à coeur, comme deux enfants.

C’est pour des moments comme celui-là qu’Eléna et moi nous sommes engagés à faire connaître la zoothérapie
et à en répandre les bienfaits.

À toi, maman, femme de coeur et d’amour.

Ton fils Normand

Serge Tremblay

Ami de Normand et homme d’affaires à la retraite

Nous avons adopté Fanny en avril 2013 et, depuis, elle nous apporte beaucoup de bonheur. Nos plus beaux souvenirs avec elle sont nos premières vacances à la plage. Ce fut un plaisir de la voir gambader librement sur la grève. Pour l’eau, c’est autre chose : elle était un peu réticente au début. Après quelques tentatives, et avec l’aide de notre fille Gabrielle, Fanny a fini par goûter aux plaisirs de l’eau.

Cette merveilleuse chienne est la meilleure amie de Gabrielle, notre seul enfant. Nous l’avons adoptée auprès de la SPCA alors qu’elle avait sept ans. Elle a maintenant treize ans. Sa fidélité exemplaire, son sens de l’altruisme et son amour inconditionnel ont marqué nos coeurs. Elle fait partie intégrante de la famille.

Nous l’aimons tant, elle nous rend si heureux!

Pierre Nadeau

Nadeau Branding et président de l’Institut Samouraïs

Tuffy, mon compagnon d’enfance

J’ai accepté de faire ce témoignage pour rendre hommage au grand ami de mon enfance, mon chien Tuffy. Que de merveilleux souvenirs remontent à mon esprit. J’avais douze ans et je ne m’explique toujours pas comment j’avais trouvé le courage de me rendre chez l’éleveur de chiens du village avec toutes mes économies et de retourner à la maison pour annoncer à ma mère que je venais de m’acheter un chien, alors qu’elle m’avait dit si souvent « pas de chien dans ma maison! ».

Pour ma mère, qui avait grandi à la campagne, les animaux étaient plus synonymes de travail que de plaisir. Il m’avait fallu tout mon courage d’enfant pour confronter mes parents et avoir ce chien. Ma mère m’avait alors dit qu’il dormirait à la cave, pas dans la maison, surtout pas dans ma chambre. Bien évidemment, dès la première nuit, Tuffy se mit à japper et à gémir au sous-sol. 

Au petit matin, ma mère laissa monter Tuffy à l’étage de ma chambre.

Pour le reste de sa vie, il a partagé non seulement ma chambre mais aussi les belles années de mon enfance. Tuffy était un chien qui aimait jouer, il aimait venir avec moi à la pêche dans le marais, il aimait les randonnées dans la forêt. Il m’accompagnait presque partout où je me rendais.

Aujourd’hui, lorsque je pense à lui, je n’ai que de beaux souvenirs, surtout celui des réveils matinaux. Tuffy dormait dans ma chambre et était toujours respectueux de mon sommeil, mais dès qu’il entendait du bruit dans la maison, il me réveillait en sautant de gauche à droite sur mon lit, en tenant une de mes chaussettes dans sa gueule et en marmonnant : « Lève-toi, la journée est commencée, il faut aller dehors… vite! » J’ai beaucoup aimé cet animal et il restera à jamais dans mes souvenirs.

Alain Creton

Propriétaire du restaurant Chez Alexandre

Chiens, oiseaux, oui tous les animaux sont de beaux compagnons. En ce moment j’ai deux chiens. Difficile pour moi de parler de « chiens », tant ce mot est utilisé pour désigner une personne pas très gentille, alors que nos amis les chiens sont fidèles jusqu’à la mort. Combien se sont laissé mourir auprès de leur maître…

Les chiens sont reconnaissants, fidèles, affectueux, courageux, propres, gentils, aimants et ont combien d’autres qualités.

Merci à mes deux amis de m’accompagner les fins de semaine au chalet. Sans vous, le chalet perdrait toute sa chaleur.

Merci Scappa, merci Wiskey. Je vous aime!

Émilie Desmond

Communicatrice animalière et conférencière internationale

Ma fille Zahia est née « différente ». En tant qu’autiste, l’un de ses défis touche son développement langagier. Après une interaction fortuite avec un chat, alors qu’elle avait deux ans et demi, nous l’avons entendue tenir une « conversation », dans son langage à elle, pour la première fois!

Je me suis alors promis de tout faire pour la mettre en présence d’animaux aussi souvent que possible afin de l’aider dans son cheminement. J’ai eu la chance de bénéficier de services de zoothérapie pour elle dès ses quatre ans.

Et, jusqu’à maintenant, c’est grâce à son contact avec des animaux partenaires d’intervention en zoothérapie (y compris en équithérapie) qu’elle fait ses plus beaux progrès.

C’est en étant témoin de cette transformation chez Zahia que j’ai choisi de me consacrer entièrement au bien-être des animaux. Je leur rends la pareille en mettant mon humanité au service de leur sagesse animale par la communication inter-espèces.